Luc-sur mer 2007
Vendredi . La pluie du matin n'arrête pas les pèlerins. Les vis platinées non-plus
100 Km après 100 Km la valse des pleins. Nous scrutons le ciel et attendons les éclaircies
Jeudi 20 h 30 , arrivée à Guise , les 200 premiers Km n'ont posé aucun problème.Un bon repas et une bonne nuit de sommeil nous attendent
 
 
 
Magnéto? vous avez dit magnéto?Non juste les vis platinées

A Luc sur Mer en moto.

 

Jeudi 15 heures, le sac à dos est bouclé. J’enfourche la FN M67 et direction Custinne où m’attendent Roger, Pascal et René. Ce dernier  a chargé sa Saroléa 350 culbu dans le camion-balai et s’est proposé de le conduire jusque Guise. Roger a préparé une Gillet 300 cc transmission à courroie de 1921 et Pascal, une superbe Saroléa 500 cc latéral de 1924 (Le matin, elle était encore sur la table d’opération). Prévoir 550 km pour les premiers tours de roues, voila de quoi pimenter notre escapade…
Après une ultime vérification de nos équipements, nous partons sous un beau soleil, en direction de Givet.  Roger a pris la tête de la colonne et roule à 60-70 km/heure. Après une cinquantaine de km, la moindre côte nous ralentit dangereusement; la nouvelle courroie de la Gillet s’est légèrement distendue, ce qui nous offre un petit quart d’heure d’arrêt, le temps  de couper deux cm de courroie et de replacer la maille.
Encore quelques km et nous aurons quitté la Belgique. Je me porte à la hauteur de Pascal et je découvre un sourire qui lui barre le visage. J’en conclu que la  Saroléa  tourne comme une horloge… Entre-temps, Pierrette et Claude nous ont rattrapé et vont continuer la route avec nous.
19 heures 30, après 150 km parcourus  nous découvrons l’hôtel de Guise…et en guise d’accueil, trois ivrognes qui se disputent le volant pour s’en retourner. Heureusement, le moins saoul arrivera à convaincre les autres de rentrer à pied…
Vendredi 8 heures. Une fine pluie a remplacé le soleil. Pas bien ça … René peu enfin rouler avec sa moto car Pierrette  le remplace au volant du camion-balai. Il est temps de partir si nous voulons parcourir les 400 km restants pour arriver à Luc Sur Mer.
Nous roulons en convoi sauf que maintenant Pascal a pris de l’assurance  et  régulièrement, dès qu’il aperçoit une côte, sa main droite ne peut s’empêcher de tourner… (qu’il dit).Il nous abandonne littéralement. En effet, la Saroléa fonctionne de mieux en mieux.
Nous traversons Marseille en Beauvaisis et rattrapons notre lièvre qui est arrêté sur le trottoir après un feu rouge. Pascal est à genoux et s’affaire autour du frein arrière. Le sabot qui se loge dans la gorge de la poulie a littéralement explosé lors du dernier freinage au feu rouge. Il n’a pu que se jeter sur le bas côté pour terminer sa course, les deux pieds au sol et ainsi éviter les voitures. Pour ce qui est du frein avant, il n’a même pas droit au titre de « ralentisseur », c’est un frein a tringles qui vient s’appuyer sur la jante… Impossible de réparer et s’est toujours sous une petite pluie que nous chargeons la moto et que Pascal prend place à côté de Pierrette.
Il est près de 14 heures lorsque nous arrivons à hauteur de Gournay en Bray et que nous décidons de nous arrêter sur le parking d’un « Super U ». Notre dîner ne sera pas gastronomique car nous allons manger au « Mac Do ». Notre président refuse d’entrer chez « l’américain » et avale le sandwich qu’il s’était préparé la veille tout en aidant Pascal à décharger sa moto .Ce dernier a pu réfléchir à une solution de dépannage pendant le moment passé dans le camion-balai. De plus, il trouvera tout ce qu’il a besoin dans le magasin d’à côté.
Une heure plus tard, le frein est réparé et nous repartons avec un soleil qui ne nous quittera plus. Après avoir dépassé Thiberville, Claude et votre serviteur décidons de partir en éclaireurs afin d’aller à la rencontre de Mimile qui nous attend à la sortie de Lisieux, en direction de La Boissière. Nous forçons l’allure afin d’avoir assez d’avance que pour nous arrêter à une terrasse et profiter des premiers instants avec lui. Malheureusement, nous nous perdons à Lisieux ! Et c’est sans nous que le reste du groupe retrouve Mimile…

Nos derniers kilomètres seront guidés par notre hôte français jusqu’à Pégasus Bridge où nous dégustons une bonne bière ensuite Ouistreham et enfin Luc sur Mer ! Juste à l’heure pour l’apéro